Meyronne FCE | Fret ferroviaire : toujours en eaux basses

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Fret ferroviaire : toujours en eaux basses


Le ministère des transports a publié en février le bilan statistique du fret ferroviaire pour 2016 (eh oui, il ne faut pas être pressé). Et le constat est malheureusement un peu toujours le même : le transport ferroviaire de marchandises n’arrive pas à retrouver le chemin de la croissance. La courbe continue à faire du yoyo. Une belle année en 2011. Mauvaises années entre 2012 et 2014. Une belle année en 2015. Et retour à la baisse en 2016. Avec 32,569 milliards de txkms transportés, le trafic recule cette année là de 4,9 %. Mesurée en tonnes chargées, la baisse est plus significative, de 6,7 %.

Toutes les catégories de trafics sont affectées. Le transport national baisse de 4,2 % et l’international de 6,2 % (données en txkms). Le transport combiné, après avoir connu un cycle ininterrompu de hausses entre 2010 et 2015 plonge mystérieusement de 16.6 %. Il redescend à son niveau de 2011.

L’explication donnée par les services statistiques du ministère des transports pour expliquer cette mauvaise année vient de la chute spectaculaire de plusieurs grandes catégories de produits : les trafics agricoles reculent de 25,6 %, ceux des minérais-pétrole brut de 12,6 % et ceux des produits alimentaires de 20 %. Pour le transport combiné, il faut probablement aller chercher sur les problèmes de qualité de réseau, de sillon et des nombreux travaux qui affectent la régularité et la ponctualité des trains.

Bref l’industrie ferroviaire de marchandises, grandement repliée sur des trafics de trains complets de produits vracs et pondéreux (qui représentent à la louche près de 60 % des trafics globaux), est aujourd’hui, à l’image du transport fluvial, largement dépendante de variables exogènes. Une mauvaise récolte . Un hiver doux (et donc moins d’imports de produits pétroliers). Et les trafics baissent… Une bonne récolte. Un hiver rigoureux. Et ça remonte.

L’avenir du fret ferroviaire est donc maintenant dépendant de la météo. Un constat bien triste.