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Stef : merci à l’international


Alors que les performances du transport France sont en recul, le redressement est très net sur les activités logistiques et européennes.

Vendredi matin, Jean-Pierre Sancier, directeur général  Stef et Stanislas Lemor, directeur général délégué, ont présenté les comptes de Stef pour le premier semestre.

Ce qu’il faut retenir :

- Le transport France a marqué le pas au niveau des résultats.  La croissance du chiffre d’affaires est exclusivement le fait de l’intégration d’Ebrex. Hors Ebrex, on a même un effritement du CA (-1%). Et l’intégration d’Ebrex a inconstablement coûté de la marge. Explications données : la gestion des doublons en matière de site, les effets de saturation sur certaines agences, la difficile négociation sur la fin des locations de véhicules chez Ebrex et la non utilisation d’une partie significative du parc Ebrex. A priori, les difficultés sont derrière et les comptes du deuxième semestre devraient être impactés par ces effets de manière uniquement résiduelle.

- La logistique France connaît un net redressement après deux trois années plutôt moroses. Dans un marché peu dynamique, le groupe a quand même pu améliorer ses performances en restauration et surgelés, princiaplement par une finesse d’adaptation des outils au business (exemple : en surgelés, le groupe a désinvesti dans l’Ouest pour réinvestir dans les zones urbaines parisiennes et lyonnaises plus porteuses).

- Les activités européennes contsituent la très bonne surprise de ce semestre, en raison notamment du redressement des activités italiennes et espagnoles. Sur ces deux marchés, alors que la consommation stagne ou ne progresse que très légèrement, le groupe enregistre des hausses d’activités de plus de 10% dans le middle market. Le Portugal reste en souffrance. L’objectif du groupe Stef est clairement de regarder vers les pays du Nord. Une opération de croissance externe est en cours au Pays-Bas.

Le principaux chiffres du premier semestre

  Transport France Logistique France Europe Maritime Autres (*)
Chiffre d'affaires (M€) 592 234 261.4 53 191
Croissance CA +7.3% +4.2% +6.9% +1.9% +0.3%
Résultat Opérationnel (M€) 5.2 5.7 11.1 0.7 -
Evolution RO -70% +148% (**) +127% - -

 (*) Comprend principalement des activités de négoce dans le cadre de dossiers RHD

(**) Pour 2013, il n’ a pas été tenu compte de l’indemnité d’assurances liés à l’incendie de Corbas (8,5 m€)

 

Sur le plan financier, les performances sont en léger recul. Le total du résultat opérationnel courant est de 20.4 millions d’Euros contre 22.6 pour le premier semestre 2013. On y ajoute 7.8 millions d’éléments exceptionnels (cession d’immobilier à Bruges, Sablé sur Sarthe et Avignon et cession des activités produits de la mer en Ecosse) pour avoir un résultat opérationnel de 28.2 millions (32.1 en 2013). Le résultat avant IS s’affiche à 21 contre 25.4 en 2013. Pour autant, les dirigeants du groupe Stef espèrent que le redressement du second semestre permettra d’obtenir sur l’ensemble de l’année  des performances identiques à 2013.


Un programme d’investissement soutenu

Cette présentation des comptes a été l’occasion de faire le point sur les investissements du groupe en la matière :

- L’enveloppe global d’investissement se situera aux alentours de 150 millions d’€ (immobilier et croissance externe).

- Au cours du premier semestre, 66.5 M€ ont déjà été investis, principalement en immobilier avec la livraison de Lyon Corbas (11 M€), de la première tranche de Vitry (22 M€), de l’extension de Dijon Fauverney (7 M€) et de l’ouverture de Strasbourg Bischeim.

- En matière de croissance externe, les projets portent principalement sur l’Europe du Nord (annonce dans les jours qui viennent d’une première opération significative sur les Pays-Bas).